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descendre le rhône en canoë bois

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descendre le rhône en canoë bois

Message par charles andré le Ven 26 Jan - 18:07

IDÉES GÉNÉRALES SUR LA DESCENTE DU RHÔNE :

La descente du Rhône est autorisée. Par contre, lorsque le canal navigable se sépare du lit du fleuve, il est interdit à la petite plaisance, ainsi que le passage des écluses. On navigue donc en canoë soit sur le « vieux-Rhône », que n’emprunte pas la voie navigable, soit sur le Rhône canalisé quand la voie navigable se confond avec le fleuve.

Ce petit topo est écrit sans garantie aucune, chacun reste entièrement responsable de la préparation de sa descente et de la vérification préalable des informations, puis sur place,  de toutes les précautions nécessaires à  la conduite et à la sécurité de sa navigation.

On peut descendre le Rhône à peu près tout le temps, en particulier l’été (régime glaciaire dominant pour le haut, puis pluvial avec la Saône et apports torrentiels tout du long).

Le Rhône est une voie navigable ou de classe 1 mais attention, c’est une navigation facile réservée à des équipiers solides et expérimentés (au moins pour une partie d’entre eux si il y a plusieurs canoës), car il y a  de grands dangers possibles : barrages, seuils, variations de niveau d’eau importantes et inattendues, vent fort, orages provoquant rapidement des creux importants et même des déferlantes, sans oublier la navigation marchande au gabarit européen et les mini-mascarets des bateaux de croisière. Et les distances sont parfois  longues sans halte possible.  

Les berges sont en principe toujours accessibles (domaniales) sauf exceptions dont on vérifiera la cartographie avant d’embarquer : zones naturelles protégées, zones militaires, abords des centrales nucléaires, zones portuaires, zones Seveso à l’approche de quelques usines.

Le Rhône est une voie d’échanges fréquentée par les mariniers depuis l’antiquité, et aussi une descente en canoë historique (lire par exemple le récit du Docteur Sexe) avec de nombreux lieux spectaculaires, naturels, urbains ou industriels et des paysages d’une très grande ampleur.

Pour descendre rapidement, le kayak de mer sera la meilleure embarcation. Pour une descente plus touristique, le canoë bois sera l’embarcation la mieux adaptée pour son confort (on peut changer de position, le transport des bagages est aisé) et pour sa beauté, bien assortie aux paysages traversés. Prendre de préférence un bateau plutôt long, entre 4,60 m et plus de 5 m, avec des lignes tendues, peu de giron pour tenir le cap sans effort, proue et poupe pas trop hautes pour le vent. La majorité des portages peuvent être roulés du débarquement à l’embarquement, le poids du bateau n’est donc pas un gros problème.


Très peu de risques de casse ou de rayures pour nos précieux canoës bois; attention aux quelques seuils du haut Rhône. Et puis sur le Rhône moyen,  attention aux vagues : lors du passage de bateaux ne pas naviguer ni stationner trop près du bord et des enrochements.  

Trois parties très différentes :

- Le « haut » Rhône Français, de Genève à Lyon, rapide (cinq à dix km/h de courant en hautes eaux), partiellement aménagé, paysage de montagne, peu de villes, peu de barrage mais Genissiat, seul barrage de retenue du Rhône. « Ambiance canadienne » disent certains. Un torrent géant plus qu’un fleuve. La plupart des ouvrages sont mal signalés et peu ou mal aménagés pour les canoës. Ponctuellement, canal et petite navigation de plaisance. Le canal est fréquentable en canoë, ce qui peut permettre de randonner en boucle. En descente, on préfère le « vieux Rhône ».

Le "haut" Rhône vers Bregné-Cordon (sur le vieux-Rhône)

- Le Rhône moyen de Lyon à Pont Saint Esprit, très soigneusement aménagé, avec de nombreux barrages, c’est un fleuve d’ingénieurs. Les barrages ne sont pas des retenues ; ils règlent la hauteur de l’eau et la vitesse du courant, se réglant automatiquement l’un sur l’autre. Aucun n’est franchissable, tous sont dangereux, ne pas s’en approcher, et ne pas stationner sur les berges à proximité, ni en amont ni en aval. Tout ou presque est  bien signalé et confortablement aménagé pour les canoës qui sont pourtant très rares. Sur le vieux Rhône tout de même, un seuil, mur en béton avec chute sur béton, non signalé, très dangereux et peu visible en aval de Serrières / Sablon.  Mais partout ailleurs le mieux est de respecter strictement les consignes, même si les distances sont parfois longues. Ne jamais naviguer sur le canal grand gabarit, ni sur les canaux techniques latéraux qui règlent le niveau de la nappe derrière les digues. Sauf rares exceptions, ne pas naviguer sur les lônes (bras morts) qui sont le plus souvent des espaces protégés pour la faune. Beaux tronçons de « Vieux Rhône » où on retrouve un peu de courant en période de hautes eaux ainsi que des bivouacs plus faciles. Toujours emprunter le vieux Rhône ou le Rhône navigable. Le canal quand il est séparé du fleuve, est interdit et dangereux pour la petite plaisance. Belles traversées de villes historiques. Beaux ouvrages fluviaux anciens ou contemporains.

Le Rhône moyen à Saint Vallier (le Rhône navigable)

- Le bas Rhône, méditerranéen, plus lent, comportant moins de barrages, traversant des campagnes provençales très habitées, les bivouacs y  sont plus compliqués. Sur le vieux Rhône un seuil enroché dangereux mais assez visible à Beaucaire. Au défluent en amont d’Arles, on peut rester sur le bras principal jusqu’à Saint Louis, ou bien choisir le petit Rhône et rejoindre les Saintes-Maries de la Mer à travers la Camargue. Selon l’état de la mer on débarquera juste avant l’estuaire ou bien on rejoindra la plage et le port des Saintes par la mer (dans tous les cas, il est préférable de débarquer en amont et de ne s’engager en mer qu’avec une sécurité parfaite).

Le Petit Rhône près de l'embouchure en Camargue

Tenir compte du vent
Vent du Sud : problématique en particulier dans quelques tronçons dont les deux rives sont endiguées (avant Brégnier-Cordon sur le Haut Rhône, à Loire-sur-Rhône, Vienne et Valence sur le Rhône Moyen, à Arles sur le bas Rhône). En été le vent du sud est souvent renforcé l’après-midi. Il crée de fortes vagues. Il est tiède et amène la pluie.

Vent du Nord :
(le mistral ou la bise), accélère la descente, frise légèrement la surface sans créer de vague. Il est froid et dégage le ciel bleu.

Vent d’Ouest : rare, parfois lié à de violents orages.

Le bivouac n'est pas toujours aisé
Le bivouac est parfois impossible pendant dix ou quinze km canalisés et les secteurs plus naturels où on aurait envie de camper sont souvent des sites protégés et fragiles. Sans forcément tout prévoir, il faut bien  anticiper ses étapes. Toujours bivouaquer en hauteur et ne jamais stationner ni bivouaquer à l’amont immédiat ni à l’aval des barrages.

Un truc pour les bivouacs : autour des panneaux de signalisation, en particulier les panneaux kilométriques ou semi-kilométriques, ou plus rarement les panneaux au confluent ou au défluent entre Vieux-Rhône et canal, il y a toujours une petite aire fauchée : parfois une vraie place de camping, accessible uniquement depuis l’eau (car les ouvriers viennent en bateau pour l’entretien).

bivouac sur le Rhône moyen

Des objets à ne pas oublier pour descendre le Rhône : un chariot (impératif), une  corde de sécurité, de légères jumelles de marine (pour voir les signalisations et les cales de débarquement), une corne de brume (pour se signaler éventuellement aux gros bateaux), une bonne protection solaire.
Vous devez rendre votre embarcation insubmersible avec des gonfles ou autres réserves de flottabilité, car en cas de dessalage la flottabilité du bois ne suffira pas à votre sécurité ni à celle du bateau.


POUR DESCENDRE LE RHÔNE, BIEN PRÉPARER LES PORTAGES :

- portages de quelques centaines de mètres à 1,5 KM à Pierre-Bénite ou Donzère) ou même 3 KM à Genissiat,
- parfois en sites péri-urbains ou routier,
- la plupart très aménagés et bien signalés (cale de débarquement puis d’embarquement), chemins très roulant

Il faut avoir un très bon chariot. Il faut aménager un appui doux et bien calé du canoë sur le chariot (entre le quart et le premier tiers avant, car la partie centrale est trop plate et résiste moins à la pression) de façon à pouvoir charger un peu de matériel devant les roues sans abîmer la coque. L’objectif est de tout porter à deux en une seule  fois. Par exemple, un équipier porte un gros sac à dos étanche et un sac à chaque main tandis que l’autre équipier porte un autre gros sac à dos et pousse le canoë, lequel est équilibré par un peu de matériel posé à l’avant. Ne faites pas rouler votre bateau trop chargé. Réduisez votre équipement : vous n'avez pas besoin de beaucoup plus de matériel que si vous partiez à pied.

La qualité de l’eau :
La pollution organique est peu présente dans le Rhône (pour un fleuve de cette importance dans un territoire très peuplé) car il est assez surveillé et puis son courant puissant contribue à son épuration. L’eau est claire dans le haut Rhône, puis en se rapprochant de Lyon, la turbidité augmente, surtout l’été. À l’aval de Lyon, la station d’épuration est située côté canal, ce qui préserve le vieux Rhône. Plus bas les relevés de pollution marque une zone rouge sur une vingtaine de Km après certaines agglomérations, en particulier après Avignon.
En fouillant un peu sur internet on trouve quelques relevés de pollution qui montrent les classiques PCB (ne pas prendre de bains de boue ni manger les poissons) et aussi une gamme impressionnante de métaux et produits chimiques divers qui semblent tous cependant  rester en dessous des seuils de tolérance. Comme pour tous les fleuves, aucune analyse officielle n’est disponible puisqu’en théorie la baignade est interdite. Nous avons utilisé l’eau du  Haut Rhône pour la vaisselle et la toilette, mais pas celle du Rhône moyen ni aval. Nous avons considéré le Rhône comme à peu près baignable tout du long (sauf zones rouges), puisque les sports nautiques y sont autorisés.



LE HAUT RHÔNE FRANÇAIS
Je n’ai pas encore descendu la partie de Genève à Seyssel, mais je l’ai un peu repérée en prévision d’une descente :

Départ du Lac pas facile, car pont très bas, puis deux barrages successifs avec portages urbains difficiles pour lesquels je n’avais trouvé aucune solution simple ;
En sortie de Genève, après le confluent avec l’Arve, secteur assez sauvage où il semble y avoir un peu de location de canoës (en Suisse), puis un grand barrage et deux seuils plus ou moins franchissables à repérer.
Le long du pays genevois, une rive française et une rive suisse, toutes deux en zone naturelle, pas de campement possible.
La longue zone de retenue du barrage de Genissiat est très boisée, très isolée, déserte. Elle a noyé les chutes du Rhône. Restent les singularités géologiques des « tînes ».
Portage de Génissiat  3km RD
Barrage en amont de Seyssel, portage vu mais pas essayé : cale de débarquement en RD 800m en amont, rembarquement en RD sur enrochements à plus de 350m en aval (pas vu de cale de rembarquement)

De SEYSSEL à LYON, 145 Km
0 km Seyssel
A partir de SEYSSEL, nous connaissons bien le fleuve pour l’avoir descendu 3 fois en canoë bois : du lac du Bourget à Vienne avec un bois-époxy Robby, de Chanaz à Sault-Brenaz avec un Lakefield et deux bois-époxy Robby et La Canoterie,  puis de Seyssel jusqu'au confluent de l’Ain avec les mêmes bois-époxy et un Old Town plastique.

Immédiatement en amont de Seyssel  (coté Savoie, RG) camping municipal au bord  du Rhône, proche de l’eau, accès facile / A Seyssel (73) ou à Seyssel 01), jolies villes jumelles,  toutes courses possibles.

Seyssel (73)


Barrage immédiatement en aval de Seyssel, portage assez court et bien roulant en RG
Prendre le bras de gauche (vieux-Rhône), 18 KM de descente très rapide sans difficultés (deux petits seuils franchissables)  jusqu’à Chanaz,  beau paysage mais pas de bivouac possible car l’ile est une réserve naturelle et la berge est un chemin sur digue.
 
Le Rhône entre Seyssel et Chanaz


18 km CHANAZ village extrêmement touristique à l’entrée du canal de Savière qui rejoint le lac du Bourget.  (pour l’une des descentes, nous étions partis du lac). A Chanaz, très peu de magasins, surtout des restaurants / le camping de Chanaz est fait pour les voitures et les bungalows plutôt que pour les tentes, par contre il est très facile d’accès depuis le port / à Chanaz, gites lacustres sur pilotis.
 
Chanaz, le village au bord du canal de Savières et les gites lacustres


Portage assez court et peu confortable avant Chanaz (après l’écluse en RG) pour basculer dans le bassin du port,
Puis portage un peu plus long et plus confortable sur le barrage en terre pour rejoindre le vieux Rhône
On peut éviter le double portage en roulant sur le chemin en RG pour dépasser le barrage principal, dans ce cas on rate le point de vue sur le village

De Chanaz à Yenne,
12 KM assez rapide avec deux seuils faciles faits de gros blocs, à repérer selon le niveau d’eau.  Avec un bon niveau d’eau nous avons passés les deux seuils sur la gauche sans toucher. Avec un niveau plus bas, nous avons porté un des seuils en RG (portage court, dans l’herbe) pour éviter la casse puis passé le second à la cordelle.
 
Le vieux Rhône en amont de Yennes. Passages de seuils à la cordelle


30 km YENNE Camping municipal très sympathique et pas cher,  très facilement accessible depuis le fleuve
Centre du bourg à 500m à pied. Commerces. Vins du Bugey.
 
Camping à Yennes


Après Yennes, 2 KM en gorge aboutissent à un barrage peu visible et très dangereux (danger mortel car chute sur béton ou fort rappel). Portage obligatoire, débarquement sur l’escalier immédiatement à gauche du barrage. L’accès au portage est maintenant fortement délimité et signalé, mais il est devenu difficile pour une barque ou un C9 un peu large.

Le barrage en aval de Yennes et sa rivière artificielle (tous deux infranchissables)

Trois anecdotes absurdes montrent le peu d’attention portée à la randonnée fluviale :
- Initialement, un panneau suspendu interdisait la navigation au milieu de la gorge en amont du barrage, là où il était impossible de débarquer ou de faire demi-tour.
- Après l’accident mortel d’un kayakiste, l’avis préfectoral interdisant la navigation n’était visible que sur le barrage, après avoir débarqué.
- Les responsables du barrage ont alors fait poser une signalétique de sécurité orange… que les conseillers environnementaux du site naturel ont fait déposer puis remplacer par du matériel gris pour ne pas gêner les oiseaux.

Portage pas très confortable dans la caillasse, rembarquer en dessous de la rivière artificielle. La rivière artificielle en béton est ancienne et peu praticable ; elle était interdite (a-t-elle été maintenant réhabilitée ?). Un emplacement de bivouac avait été pratiqué sur les vieilles pelouses à côté du barrage, peu tentant  et sûrement interdit.
 
Le défilé en aval du barrage . Photos prises lors de trois descentes : hautes eaux grises, couleur menthe du printemps, bleu estival.

15 KM environ de descente régulière puis lente à l’approche du barrage de Bregnié – Cordon
En cours de route divers petits bivouacs possibles dans des petits coins de pêcheur quand les chemins s’éloignent du fleuve, par exemple en RG après le confluent avec le canal
 
bivouac...




Une longue partie du parcours se fait en direction du Sud, entre deux digues. Problématique en cas de vent du Sud.


47 km BREGNIÉ – CORDON

Un petit port et un camping touristique avec animations en RD, face au barrage
Nous avons préféré faire 1km de canal environ pour atteindre le petit camping municipal de La Bruyère, rive droite en amont du village, pas d’aménagement, débarquer dans l’herbe puis traverser la route). Sinon, un bivouac est peut être possible en rive gauche du canal.

Juste à côté du camping, boulangerie et épicerie. Dans le village, petit musée du Rhône

Pour porter le barrage de Bregnier-Cordon, deux solutions :
1) La solution officielle : débarquer sur la cale en RG, 450m en amont du barrage, passer les portails à moutons,  Rembarquement  agréable à la cale en bout de chemin, 500 m après le barrage. Long mais bien roulant, à conseiller pour canoë chargé et avec chariot. (Attention, à ne pas céder à la tentation de rembarquer sous le barrage à la rampe d’entretien. En cas de modification automatique du réglage du barrage, le contre-courant  vous emmènerait brutalement sous la chute, réel danger de mort).
2) Autre hypothèse qui ne semble pas interdite (repérée à pied et par l’aval) : à l’entrée du canal, au fond de la baie  débarquer sur la pelouse, traverser la petite route puis atteindre l’extrémité de la belle lône à l’aval du barrage par un chemin de pêcheur. Portage de 150 à 200m, peut-être plus adapté pour un bateau porté sans chariot.
   
Le barrage de Bregnié-Cordon, un bras en aval dans les bois, un seuil sur un gué

Après le barrage, 15 KM de petits bras sinuant dans la forêt, rapide et joli. Bien suivre les flèches, ne pas rater l’entrée du bras le plus long en RG dans le virage après le pont ; c’est un seuil sur une chaussée submersible (talonne un peu).
Par hautes eaux, on peut aussi ne pas suivre les flèches et naviguer au hasard des différents bras en RD et RG. Attention dans ce cas, il y a sur le bras principal un seuil pas très haut mais qui tire et qui semble rappeler sérieusement, seul le bras annexe le plus long en RG permet de le contourner ; sinon, portage roulant en RD.
(Des bivouacs possibles sur les grèves de galets le long du bras principal, mais faire attention à rester en dehors de  la réserve naturelle)


Puis 9 KM de descente régulière moins rapide, puis lente,  paysage ample.
 


Bivouac confortable possible à un emplacement de pêcheur dans les bois (ancienne exploitation de gravier dont il reste une ruine), à l’entrée du méandre de port de Grolée en RG, lieu-dit « le Brottet » un peu humide comme son nom l’indique.

73 km Défilé de Saint Alban , dernier bivouac sauvage possible avant Sault Brenaz , dans les clairières du défilé juste avant la centrale nucléaire de Malville (bel endroit, grands bois déserts loin de toute route, à priori campable, pas d’interdiction, ni réserve naturelle ou autre. Prévoir de l’eau potable.

Le défilé de Saint Alban

Puis 16 km de plat (retenue de Sault-Brenaz) paysage très ample, désagrément  d’une cimenterie très bruyante
Éviter le camping et la base de loisir de la Vallée bleue, préférer plus loin la base d’eau vive.
Ne pas  aller vers le bras qui mène au  barrage à droite,  prendre le canal à gauche.
   
Sault-Brenaz : la retenue, la digue, l'embarquement


89 km SAULT-BRENAZ
Au bout du canal, vaste cale de débarquement, descendre ensuite dans l’ancienne écluse transformée en une monumentale cale d’embarquement.  
Camping de l’espace eaux vives  Pas d’entrée côté canal, il faut faire le tour jusqu’à l’entrée principale.

Il n’est pas possible d’emprunter la rivière artificielle au lieu de débarquer, dommage. Par contre après avoir passé la nuit au camping, il est possible d’embarquer en bas de la rivière artificielle au lieu d’aller embarquer dans l’écluse. Il faudra alors passer le seuil de Sault-Brenaz, dernier vrai  rapide du Rhône (repérer avant, ça doit secouer pas mal voire être impossible !)
Toutes courses quotidiennes possibles au village,  accès par le pont, ou bien en repartant après le portage, en remontant jusqu’en aval du seuil.

Quelques manœuvres pour le plaisir pendant que les coéquipiers font les courses

Après Sault Brenaz, 25 km de descente assez rapide sans portage, passage devant la centrale du Bugey, large courant régulier  jusqu’au confluent de l’Ain
Au passage, toutes courses alimentaires possibles dans le petit centre de Loyette, débarquer juste après le pont.
 
Au bord de l'eau : un château, une centrale nucléaire, une chapelle romane...


114 Km CONFLUENT DE L’AIN
puis 10 km de descente de plus en plus lente jusqu’au barrage de Jons
Entre le Confluent de l’Ain et le barrage de Jons se situe le dernier site où trouver un bivouac sauvage et tranquille, avant l’agglomération Lyonnaise, mais ce n'est  guère facile : Une bonne partie du secteur est une zone naturelle protégée, une partie est une base militaire (très déserte côté fleuve).
   
Halte au confluent de l'Ain / un bivouac tranquille / le barrage de Jons


Lors de notre première descente (à deux), nous nous sommes planqués dans les bois en aval du confluent. Le lendemain à l’aurore nous avons repris la descente pour une étape de 69 Km jusqu’à Vienne où s’achevait notre randonnée.

Lors d’une descente suivante (à six) nous avons remonté l’Ain sur 2 Km environ  jusqu’au vaste et agréable camping de St Maurice de Gourdans (avec une entrée pédestre  côté rivière). Nous y avions laissé une voiture pour la navette.

124 km BARRAGE DE JONS (un peu néo-médiéval avec sa tour)
C’est là que se séparent deux itinéraires, le canal de Jonage à gauche, et le bras de Miribel à droite après le barrage. Ils se rejoignent à l’entrée de Lyon, tous deux sont praticables en canoë (mais Jonage semble maintenant interdit). Aucun des deux n’est ouvert à la navigation fluviale.

Canal de Jonage : Le canal de Jonage était autrefois répertorié comme lieu de navigation par la FFCK. Est-il maintenant interdit ? C'est probable mais c'est absurde car ce canal traverse un bassin de plaisance. En empruntant le canal de Jonage, on évite le barrage de Jons, mais on en rencontre deux autres à Jonage puis à Vaulx-en Velin, portages courts et peu confortables (portages en réalité non aménagés et probablement interdits, voir panneaux). Les berges récemment réaménagées sont très glissantes et dangereuses. Entre les deux barrages, on traverse « le Grand large », beau bassin de régate un peu vieillot  (il y a un camping au bord du Grand Large, mais inhospitalier pour nous car entièrement et densément converti en mobile-homes).
On entre dans Lyon par le parc de la Feyssine. Un portage assez court et plaisant dans le parc (vers une petite écluse) permet d’éviter le seuil qui termine le canal.
   
Embarquement interdit à Jonage / le Grand-Large / le barrage de Vaulx-en-Velin


Canal de Miribel : C'est probablement l'itinéraire qu'il faut emprunter actuellement. il faut porter au barrage de Jons, portage non aménagé et non signalé. On s’engage dans le canal de Jonage, et pas loin  à droite on débarque et on porte jusque sous le barrage. J’avais cru pouvoir porter plus loin sous le pont de l’autoroute, mais c’est impossible, la dénivellation est trop importante et la berge est un empilement de rochers.  Nous n'avons donc pas descendu le canal de Miribel mais je l’avais un peu repéré : le courant est vif, il y a plusieurs seuils ou rapides à vagues si les seuils sont noyés, je pense que tout passe. Avec un canoë bois sans pontage c’est à vérifier soigneusement. Porter si vous avez le moindre doute. Le canal de Miribel se termine parallèlement à celui de Jonage par un seuil artificiel appelé « la chute du Rhône » ou « Hawaï sur Rhône ». Ce seuil génère une vague impressionnante  et de violents contre-courants. Maintenant partiellement effondré, le seuil semble offrir un V d’eau lisse. Est-ce franchissable en canoë ouvert ? Je ne sais pas. Sinon,  le portage est à droite, débarquement et rembarquement non aménagés mais trajet sur une piste bien roulante.

Entre Miribel et Jonage, le Parc de Miribel, lieu « naturel » de défoulement de l’agglomération . On y trouve un grand étang aménagé et quelques restes du « Vieux-Rhône » entre les deux canaux.


138 Km, ENTRÉE DANS LYON

Traversée de Lyon, paysage très urbain et très vaste, courant assez rapide pendant 7Km jusqu’au centre (Pont de la Guillotière) puis de plus en plus lent jusqu’au barrage de Pierre Bénite.
   
La Feyssine / le pont Wilson  / le pont de l'université


145 km  CENTRE DE LYON
Dans tout le centre et jusqu’au parc de Gerland, il est possible de débarquer en Rive gauche sur les quais aménagés en parc-promenade. Pour faire des courses multiples (y compris matériel de navigation "Au Vieux Campeur") au plus près du fleuve, le mieux est de faire halte au pont de la Guillotière RG (juste avant les immenses lampadaires de la piscine).
À partir du confluent avec la Saône qui fait office de point zéro, le fleuve est balisé de panneaux kilométriques et demi-kilométriques jusqu’à la mer.
En rive du parc de Gerland est maintenant installé le club de la Mulatière (la Mûle), club CK historique de l’agglomération.
Immédiatement en aval du parc de Gerland, le port industriel, les stocks de carburant et les usines (classés Seveso) interdisent d’approcher la rive gauche. La rive droite où passe l’autoroute n’est pas plus accueillante. Jusqu’au barrage de Pierre Bénite, l’ambiance est « industrielle » et impressionnante, c’est l’entrée du « Couloir de la Chimie ». Laisser de côté l’écluse et le canal grand gabarit. Suivre les panneaux « canoës » qui vous font prendre le début du canal d’amenée du barrage côté droit. Ne pas vous engager en direction du barrage. Vous trouverez bien avant, en rive gauche du canal d’amenée, une cale de débarquement assez confortable.

153 km, barrage de Pierre Bénite
Le débarquement et le portage bien balisés et bien aménagés se font dans ce qu’on appelle « l’ile de la CNR » entre canal et Vieux Rhône. 1,5 km de portage balisés au milieu des équipements de la "Compagnie Nationale du Rhône". Immédiatement après avoir embarqué, on change de monde sur le vieux Rhône.

Sur onze km, jusqu’au confluent avec le canal à Grigny, on retrouve une ambiance proche de celle du haut Rhône malgré la proximité des raffineries. Au milieu de ce parcours le village de Vernaison (toutes courses alimentaires possibles près du pont). C’est à Vernaison, à la Tour-de-Millery que le Docteur Sexe a fait étape. Ce tronçon de Vieux-Rhône est le premier à avoir fait l’objet dès les années 90 d’un débit renforcé et de travaux de renaturation. Il est classé en zone naturelle. Si nécessaire, on peut tout de même y trouver des bivouacs discrets (en évitant les lieux fréquentés proches des routes) par ex. à la Tour de Millery comme le docteur Sexe,  ou bien sur l’extrémité de l’île comme quelques autres randonneurs l'ont raconté.

Après le confluent avec le canal, on retrouve pour onze km, jusqu’à l’entrée de Vienne, le bruit de l’autoroute et dans une moindre mesure les usines.

À Givors, la maison du Fleuve Rhône est implantée sur le quai, petites collections permanentes, et surtout des travaux et des documents sur le fleuve, des expositions temporaires intéressantes.

A l’entrée de Vienne, l’ile Barlet en rive droite est un lieu de promenade apprécié, bien qu’elle soit surplombée par le pont de l’autoroute. L’embarcadère du club CK, du club d’aviron et du club de sauveteurs de Vienne est sous l’autoroute, leurs bâtiments aussi, CK un peu en retrait.

176 km VIENNE
Un peu plus bas, le centre de Vienne (tous commerces et nombreux monuments antiques et médiévaux) est très proche du fleuve, accessible par le pont suspendu piéton en débarquant en rive droite à Sainte Colombe, après le musée gallo-romain, au pied de la Tour des Valois.

Cinq Km plus bas le portage du barrage de Reventin-Vaugris est dans l’écluse en RG. Portage court, bien signalé et bien aménagé mais montée sur la berge par escalier puis descente raide également. Une rampe très raide à coté des marches permet éventuellement de hisser le canoë avec son chariot.

(c’est déjà le Rhône Moyen depuis Lyon le topo s’arrête là pour le moment)


Dernière édition par charles andré le Mar 6 Mar - 22:56, édité 8 fois
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Re: descendre le rhône en canoë bois

Message par hans le Ven 26 Jan - 21:03

A la mode des anciens Guides du Canoéiste. Il y a tout. Ne vous imaginez pas que j'ai tout lu ! Mais cette descente me trotte dans la tête. Je lis d'ailleurs en ce moment : Rhône, de Gumuchian Dargent, 1947.
Merci Charles André. Ca semble bien complet.
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Re: descendre le rhône en canoë bois

Message par charles andré le Sam 27 Jan - 23:51

J'ai ajouté des photos.

Je décrirai plus tard le Rhône moyen et le Rhône provençal.
J'avais écrit ce premier topo l'été dernier pour l'envoyer aux canoéistes qui préparaient "la Grande Traversée". Sur leur site il y a maintenant des informations complémentaires sur le Haut Rhône, en particulier pour le trajet de Genève à Seyssel et pour le canal de Miribel que nous n'avons pas parcourus, ainsi que beaucoup de très belles photos.
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Re: descendre le rhône en canoë bois

Message par hans le Mar 30 Jan - 14:59

Encore mieux avec les photos.
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Re: descendre le rhône en canoë bois

Message par charles andré le Dim 8 Juil - 0:09

Retour sur le Rhône dimanche dernier, 23km AR en solo. La pagaie en queue de loutre est très fluide pour le coup canadien


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Re: descendre le rhône en canoë bois

Message par hans le Dim 8 Juil - 21:55

Je n'ai pas encore lu mais on a bien de la chance que tu prennes le temps de nos écrire et illustrer un compte rendu si important. A la mode des temps anciens...
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Re: descendre le rhône en canoë bois

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